Les aspects techniques du skate

Le skateboard et l’image

Les vidéos qui ont marqué, à chaque génération, l’histoire du skateboard, témoignent du lien entre skateboard et images. Même si l’innovation dans les figures et leurs enchaînements est devenue la mesure de référence d’une bonne vidéo, l’aspect esthétique de cet enchaînement, l’impression générale rendue, et le style demeurent indispensables pour que celle-ci entre dans l’histoire. Elle est, en général, associée à une bande-son qui « colle » aux séquences de chaque skateboarder. On note la sortie du film Les Seigneurs de Dogtown, de Catherine Hardwicke, qui retrace l’évolution du skateboard à partir des années 1970 et des fondateurs d’une nouvelle discipline (le poolriding) qui va révolutionner le skateboard et le sport en général: Jay Adams, Stacy Peralta (qui est d’ailleurs scénariste du film, et dont le rôle est joué par le jeune John Robinson, acteur principal de Elephant de Gus Van Sant) et Tony Alva. Les vidéastes de skate Ty Evans et Spike Jonze, connus pour avoir réalisé la vidéo Yeah Right, sont les premiers à avoir franchi un cap au niveau de la réalisation des vidéos de skate. Ils utilisent des techniques et effets spéciaux de cinéma, et filment maintenant avec des caméras HD.

Aspects techniques du skateboard

La planche

Il s’agit de l’élément principal. Il en existe plusieurs formes et tailles. Elle est en bois (érable canadien le plus souvent pour les planches européennes) et composée de sept à douze couches fines ; il existe plusieurs tailles de planches. Pour les classer, on se réfère à la largeur. Celle-ci varie de 7,4 pouces (on parle alors de 7.4 tout simplement), (190 mm) — utilisées généralement pour la discipline en street — jusqu’à 9,5 pouces (pour le bowl en général) et le prix n’a rien à voir avec la qualité du plateau ; il faut regarder le concave (la forme du plateau), pour la « rampe ». La plupart des professionnels n’utilisent que des planches de 8 pouces au minimum. D’autres critères que la largeur permettent de distinguer différentes planches et elles ont aussi des formes uniques (le concave). Premièrement, le motif, lié à une marque ou encore à un skateur célèbre (pro-model), mais également la longueur et la courbure. Les bords et les arêtes des planches sont arrondis, mais généralement ces dernières deviennent coupantes à force d’usure. La planche est recouverte du grip, une feuille adhésive « anti-dérapante » comparable à du papier de verre, tout à fait indispensable pour le ollie et responsable de l’usure rapide des chaussures. L’avant de la planche est appelé le nose côté le plus long du plateau (l’anglais pour nez) et l’arrière de la planche se nomme le tail le plus court du plateau (du mot anglais signifiant queue). Sur la plupart des planches actuelles, il n’y a pas de réelle distinction entre l’avant et l’arrière de la planche (on pourra cependant observer que le nose est légèrement plus long et plus courbé que le tail mais sur certains modèles la différence est très faible). Les mots nose et tail n’interviennent alors qu’en fonction de la position et de la direction que le skateur donne à la planche.
Les trucks

Un truck destructo usé par les grinds Il y en a deux par skate. Ils sont directement vissés à la planche et servent de liaison entre la planche et les roues. Ils sont en aluminium spécial (non soudé, pour la sécurité du skater), afin d’encaisser les chocs sans peser lourd. Il en existe également de plusieurs couleurs et allures, mais il ne diffèrent pas réellement de celui présent sur la photo. Certaines marques en proposent des formes les plus inattendues, comme les axes de Blind, taillés en forme de personnage entouré de lettres formant le nom de la marque, le tout en relief. La manière dont l’axe est serré détermine la façon de skater. Pour un maximum de stabilité il faut le serrer, il faudra alors appuyer légèrement sur le tail pour pouvoir tourner. Deserré, le skate tourne juste en penchant le corps. On peut obtenir le même résultat en installant des « gommes » plus ou moins dures, cependant le prix de ces « gommes », ou « doh-doh », du nom de la marque du fabricant le plus populaire, est assez élevé. Le terme axe (kingpin en anglais) fait également référence à la vis autour de laquelle toutes les parties du truck viennent s’assembler : l’embase, le hanger (partie sur laquelle le grind se fait) et les « gommes ». Le kingpin est la partie qui casse le plus souvent sur un truck.
Les roulements à billes

Ce sont tous des roulements à billes. Il existe plusieurs types de qualité, classés selon les normes ABEC qui vont de 1 à 9. Les ABEC1 étant des roulements bas de gamme peu performants mais solides, les ABEC3 et 5 sont les plus courants, solides et rapides tandis que les ABEC7 et 9 ont tendances à être moins solides, mais bien plus rapides. Beaucoup de marques actuelles ne tiennent plus vraiment compte de ces standards pour leurs roulements haut de gamme. Une planche nécessite huit roulements (Deux par roue). Les roulements sont le plus souvent espacés par une entretoise (petit cylindre métallique qui sert à faciliter le glissement entre l’axe et le roulement).
Les roues

En uréthane, elles ont un diamètre qui peut varier de 45 à 60 mm pour les modèles les plus courants. En général les roues de petit diamètre sont préférées par les skateurs de street car elles offrent plus de réactivité au skateboard en abaissant le centre de gravité de la planche qui entre donc plus rapidement en contact avec le sol lorsque le skateur fait son trick. Les roues de grand diamètre offrent au contraire une moindre réactivité mais une plus grande stabilité ainsi qu’une vitesse de ride plus élevée et sont généralement utilisées par les ramp-riders ou les skateurs qui aiment la vitesse. La dureté des roues varie également, les roues de « filmeurs » étant généralement assez molles afin de diminuer les vibrations et le bruit lié au roulement sur le sol dans le but d’améliorer la qualité du film. Enfin, les roulements sont insérés dans la partie centrale des roues. Celle-ci se trouve parfois renforcée par un cœur en matière plastique afin d’améliorer la durée de vie des roulements. Cette dureté est écrite avec un chiffre suivi d’un A correspondant à la dureté Shore. Il en existe plusieurs types: 92A (plus pour le street), 95A, 99A et même 101A pour les plus durs (utilisés surtout pour les skateparks ainsi que les slides en longskate). Certaines compagnies tel que Earthwing ont aussi créé des roues de dureté 52D pour avoir une dureté maximale.
La visserie

Des couples vis/boulons sont utilisés pour faire tenir le skateboard aux trucks. Les vis peuvent être de longueurs différentes, selon que le skate possède des pads ou non. La taille classique de la visserie est de 1 pouce (25,4 mm). Pour serrer les vis on utilise généralement une clé allen et une clé plate (taille 8). Les vis de couleurs différentes sont utiles afin de déterminer où se trouvent le nose et le tail. Il existe une alternative aux vis, des clous prévus à cet effet qui permettent de se passer de boulons. Les pads[modifier | modifier le code] Petits rectangles en plastique à placer entre le truck et la planche. Ils ont la même superficie que la base du truck avec une hauteur d’environ 1 ou 2 mm. Ils permettent l’absorption des vibrations du sol et l’amortissement des chocs et le surélevement des trucks pour accueillir des roues d’un plus gros diamètre pour éviter les wheel-bite (quand les roues touchent la planche). Ces éléments sont optionnels.skate3

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